L'Etranger
Albert CAMUS
L'eacute;, c’est qui ? C’est l’autre qui se distingue de nous. L’étranger n’a pas d’identité,
il est un mystère qui peut provoquer de la fascination, de la méfiance ou de
l’indifférence. Sa présence est irréfutable, mais ses motifs sont inexplicables.
Meursault - "notre" ’ETRANGER - tue un homme froidement sous un soleil de
plomb. Nous sommes témoins de ce crime «crapuleux et gratuit», nous en sommes
les complices muets, proches ou lointains. Juges, bourreaux ou sympathisants ? ...
LE THEATRE du GRAND MIDI porte à la scène ce chef d’oeuvre incontesté de la littérature du XXème Siècle.
reprise très attendue du spectacle qui a fait l'unanimité à sa création la Saison passée
Quelques extraits de presse:
« Porter L'ETRANGER sur les planches? Impossible ? L'acteur du Théâtre du Grand Midi, Raffaele Giuliani, et le metteur en sècne Bernard Damien ont prouvé talent à l'appui, que la grande oeuvre de Camus pouvait vivre sur une scène sans flétrir d'une virgule la puissance de son texte ni sa portée philosophique. (...) Au fil d'une représentation de deux heures, seul en scène et endossant tous les rôles, Raffaele Giuliani a fait revivre le tragique fait divers, le lapidaire procès puis l'attente de la mort dans une prison habitée par les souvenirs. Trois actes pour en arriver à une fin inéluctable. Fascinant, le jeune acteur a montré l'étendue de son talent. Particulièrement lors du procès où il a endossé les personnages de procureur, accusé, témoins, s'adressant au public transformé en jury populaire. La rencontre du condamné à mort et de l'aumônier s'est encore chargée d'émotion. (…) les spectateurs ont été transportés sous le soleil d'Alger. Cinq rappels ont récompensé l'incroyable prestation du comédien et la magistrale adaptation du texte de Camus »
LA MARSEILLAISE.
L'ETRANGER: un spectacle "En jargon moderne" : UNE ŒUVRE QUI TUE ! Ne fût-ce que par sa sublime mise-en-voix ou en-scène au Théâtre du Grand Midi. Nous avons assisté hier soir au premier spectacle public de Raffaele Giuliani dirigé par le directeur du théâtre Bernard DAMIEN : Une première inoubliable, déjà une apothéose tant le comédien était étincelant dans cet exercice difficile, de porter ce texte devant les amoureux d’Albert Camus. Quelques mots d’explication. La lumière inhumaine, la brûlure insupportable du soleil d’été, autant dire rien qui ne lui appartienne, plombent inexorablement les actes de Meursault. Il énonce ses derniers jours de vie « libre » avec le détachement d’une autobiographie toute factuelle. Apparemment tout lui est égal. Exemples. L’âge de sa mère, il ne le connaît pas. « Elle était vieille ? Comme ça ! » Cela indiffère que Raymond soit son copain ou non, que son patron lui offre un boulot sur Paris : « On ne change pas de vie ! ». La vie n’a pas de prise sur lui et il n’a pas de prise sur la vie. « On finit par s’habituer à tout », disait sa mère. Le comédien joue de façon magistrale. Physiquement son corps ne peut pas mentir. Tout dans ses attitudes est langage. Juvénile et blasé, innocent et coupable à la fois. Ce corps qui module chaque mot, et chaque pesonnage c’est la grande trouvaille du duo Maitre–élève Bernard/ Raffaele.
Le comédien incarne chaque personnage avec fulgurance. C’est un travail épuisant que d’essayer de mettre de l’ordre dans tous ces événements. Meursault est gêné à tout moment par la lumière incandescente du soleil : « Le soleil avait fait éclater le goudron. Les pieds enfonçaient et y laissaient ouverte sa pulpe brillante ». Puis sans doute par celle des projecteurs de l’interrogatoire, enfin par cette culpabilité imposée, qui s’est insinuée perfidement sous sa peau. Bien sûr, étranger à sa vie, il a subi tous les événements. Etranger au monde qui l’entoure, étranger à Dieu, étranger à lui-même, détaché, voici tout un homme coincé entre deux plaques de microscope, coincé par un Destin absurde. Autre jargon : WRONG TIME, WRONG PLACE, c’est le début absurde d’un enchaînement de malheurs où il subira les événements pendant que l’arme est mise dans sa poche et que son doigt déclenche la gâchette. Une suite musicale comme une danse macabre, un procès où l’absurdité prend les apparences de la logique. Pourtant le vieux Thomas Pérez « n’a pas vu Meursault pleurer, mais ne l’a pas non plus vu ne pas pleurer ! » « Tout est vrai, rien n’est vrai ! » « Précisez les motifs de votre acte : c’était à cause du soleil ! » « On m’a seulement appris que j’étais coupable ! » La colère est le détonateur qui lui fait découvrir enfin qui il est et qu’il existe et qu’il tient désespérément à ce monde sensible et réel qui le touche maintenant qu’il ne peut que contempler le ciel , de sa cellule. Dernier inventaire, il collectionne avidement ses quelques souvenirs avant d’être livré à la guillotine au nom du peuple français. Dans le Talmud, il est dit que chaque être humain est le héros d’un drame cosmique, qu’il le sache ou non. »
ARTS et LETTRES - Deshaelle
Huis Clos
Jean-Paul Sartre
création de La Cie I PULCINI
L'enfer c'est les autres... Est-ce réellement le cas?
« Je comprends très bien que ma présence vous importune. Et personnellement, je préférerais rester seul : il faut que je mette ma vie en ordre et j'ai besoin de me recueillir. Mais je suis sûr que nous pourrons nous accommoder l'un de l'autre : je ne parle pas, je ne remue guère et je fais peu de bruit. Seulement, si je peux me permettre un conseil, il faudra conserver entre nous une extrême politesse. Ce sera notre meilleure défense.»
Un voyage à travers le temps suspendu et excitant". Une pièce de théâtre dynamique et captivante. Un classique indémodable du patrimoine de la littérature francophone.
A ne pas manquer !
avec Raffaele GIULIANI - Amélie SEGERS - Daphné D'Heur et Frédéric GIBILARO
mise en scène Frédéric GIBILARO
dans le cadre du FESTIF'FESTIVAL 2012 en coproduction avec La Cie I PULCINI en alternance avec L'ETRANGER de Albert CAMUS avec Raffaele GIULIANI